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Une blanquette parfumée parfaite pour un soir à deux
Il y a des soirs où l’on a simplement envie de quelque chose de vraiment réconfortant, sans pour autant sortir la grande artillerie. On veut un plat qui mijote tranquillement pendant qu’on dresse une jolie table et qu’on se met doucement dans l’ambiance du dîner.
Dans ces moments-là, cette blanquette de veau à la verveine arrive à point nommé. La sauce reste très onctueuse, la viande se coupe presque à la cuillère, et ce petit parfum d’herbe citronnée vient tout changer, sans jamais dominer.
Je l’avoue, la première fois que j’ai glissé de la verveine dans une blanquette, j’ai un peu hésité. Pourtant, dès que le parfum s’est échappé de la cocotte, tous mes doutes se sont envolés et j’ai su que l’idée était bonne.
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Comptez environ 1 h 30 de cuisson douce, plus quelques minutes supplémentaires pour la sauce. Bonne nouvelle, la blanquette supporte très bien d’être préparée à l’avance, puis réchauffée tout doucement au moment de passer à table.
Si vous avez déjà l’eau à la bouche, sortez votre cocotte. Passons maintenant aux ingrédients, puis tout ira très vite et vous n’aurez plus qu’à laisser faire le feu doux.
Les ingrédients pour une blanquette fondante et parfumée
- 800 g de veau pour blanquette, coupé en gros cubes
- 2 carottes moyennes, épluchées puis coupées en rondelles
- 1 poireau, seulement le blanc, soigneusement rincé et émincé
- 1 oignon jaune, piqué de 2 clous de girofle
- 1 branche de céleri, détaillée en petits morceaux
- 1 bouquet garni classique, ficelé
- 8 à 10 feuilles de verveine fraîche, ou 2 cuil. à café de verveine séchée
- 20 cl de crème fraîche entière, bien froide
- 40 g de beurre doux, divisés en deux portions
- 30 g de farine, pour lier la sauce
- 1 jaune d’œuf, à température ambiante
- 1 cuil. à soupe de jus de citron, fraîchement pressé
- Sel fin et poivre du moulin, à ajuster en fin de cuisson
- 1 litre d’eau ou de bouillon de volaille peu salé
- Quelques brins de persil plat, finement ciselés pour le service
Les étapes pour une blanquette veloutée sans sauce qui tranche
- Étape 1. Déposez les morceaux de veau dans une grande cocotte, puis couvrez-les avec l’eau ou le bouillon. Portez à frémissements et écumez soigneusement pendant 5 à 10 minutes. Vous obtenez ainsi un bouillon clair et, par conséquent, une sauce plus fine.
- Étape 2. Ajoutez ensuite les carottes, le poireau, le céleri, l’oignon clouté et le bouquet garni. Salez légèrement à ce stade. Laissez cuire à tout petit frémissement pendant environ 1 h 15, en veillant à ce que la viande reste très tendre sans jamais bouillir franchement.
- Étape 3. Quand le veau devient bien tendre, filtrez le bouillon dans un grand saladier. Gardez la viande et les légumes au chaud, par exemple sous un couvercle. Remettez ensuite environ 60 cl de bouillon sur feu moyen avec la verveine et laissez infuser pendant 10 minutes.
- Étape 4. Pendant ce temps, faites fondre 20 g de beurre dans une casserole, puis ajoutez la farine. Mélangez pendant 2 minutes sur feu doux pour obtenir un roux sans coloration. Versez alors le bouillon infusé en fouettant énergiquement afin d’éviter les grumeaux, puis laissez épaissir doucement jusqu’à obtenir une texture nappante.
- Étape 5. Dans un bol, fouettez ensemble la crème, le jaune d’œuf et le jus de citron. Hors du feu, incorporez progressivement ce mélange à la sauce chaude en remuant sans arrêt. À partir de là, ne faites plus bouillir afin de garder une sauce bien lisse et soyeuse.
- Étape 6. Replacez la viande et les légumes dans la cocotte, puis versez la sauce par-dessus. Ajoutez le beurre restant et réchauffez le tout 5 à 10 minutes sur feu très doux, en remuant de temps en temps. Ajustez enfin le sel et le poivre juste avant de servir.
- Étape 7. Au dernier moment, parsemez généreusement de persil ciselé. Servez bien chaud avec du riz, des pâtes fraîches ou de simples pommes vapeur. La sauce doit rester brillante et la viande vraiment fondante à cœur.
Petites astuces verveine, sauce douce et blanquette rattrapée
L’erreur la plus fréquente vient de la sauce qui caille au moment d’ajouter la crème et le jaune d’œuf. Si cela vous arrive, retirez immédiatement la casserole du feu, fouettez énergiquement, puis ajoutez une cuillère à soupe d’eau bien froide. Très souvent, la texture redevient presque normale et la sauce se lisse de nouveau.
Si vous n’avez pas de verveine sous la main, ne renoncez pas pour autant à la recette. Remplacez-la simplement par 1 cuil. à café de zeste de citron très finement râpé. La cuisson reste la même, mais le parfum change légèrement, plus vif, plus citronné et un peu moins herbacé.
Pour une sauce encore plus veloutée, laissez réduire le bouillon 5 minutes de plus avant de le lier avec le roux. Vous obtiendrez ainsi une texture plus dense, qui nappe vraiment la cuillère, ce qui devient idéal avec un bol de riz bien chaud.
Si vous ne possédez pas de cocotte en fonte, ne vous inquiétez pas. Utilisez simplement une grande casserole munie d’un couvercle, cela fonctionne très bien. J’aime personnellement la cuisson en fonte pour sa douceur, toutefois vous pouvez faire plus simple. Servez ensuite la blanquette en plat unique, directement dans le plat de cuisson au centre de la table, c’est toujours très convivial.
Une blanquette à la verveine à refaire et partager souvent
Autour de la table, avec la cocotte posée au milieu et la vapeur qui s’échappe doucement, une douce ambiance s’installe tout de suite. Ce plat se prête particulièrement bien à un dîner à deux, mais aussi à un petit repas entre proches, quand on a envie de quelque chose de simple et chaleureux.
Ce que je préfère dans cette recette, c’est cette sauce légère mais très parfumée, qui enrobe le veau sans jamais l’écraser. Une bouchée de viande, un peu de riz, puis ce parfum de verveine qui arrive en douceur : tout se répond, tout s’équilibre et on a immédiatement envie d’y revenir.
Vous pouvez d’ailleurs varier un peu la formule en ajoutant quelques champignons sautés à part, ou en remplaçant le veau par une volaille ferme. La verveine reste discrète, cependant elle apporte toujours ce petit côté élégant et délicatement citronné.
Alors, sortez la cocotte, mettez la table comme vous aimez, et laissez cette blanquette à la verveine faire le reste. Vous obtenez un plat simple, chaleureux et très rassurant, à refaire souvent et à partager sans modération.
Quizz
Comprendre la blanquette de veau à la verveine
Testez votre compréhension de la recette de blanquette de veau à la verveine : ambiance, ingrédients, étapes clés et astuces.
Dans quel contexte cette blanquette à la verveine est-elle particulièrement recommandée par l’auteur ?
Quel est le rôle principal de la verveine dans cette blanquette ?
Pourquoi l’auteur conseille-t-il d’écumer le bouillon au début de la cuisson ?
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Que faut-il absolument éviter après avoir ajouté le mélange crème, jaune d’œuf et citron dans la sauce ?
Quelle solution est proposée si l’on n’a pas de verveine sous la main ?
❓ Questions fréquentes
Glossaire
- blanquette. Ragoût traditionnel français, souvent à base de veau, où la viande est pochée dans un bouillon puis servie avec une sauce blanche liée au roux, à la crème et parfois au jaune d’œuf.
- verveine. Plante aromatique aux notes citronnées, utilisée fraîche ou séchée pour parfumer infusions, desserts ou plats salés. En cuisine, elle apporte une touche fraîche et légère sans dominer les autres saveurs.
- bouillon. Liquide aromatique obtenu en faisant mijoter viande, os et/ou légumes dans l’eau. Sert de base à des sauces, soupes et ragoûts, et permet ici de cuire la viande tout en construisant la future sauce.
- cocotte. Marmite épaisse, souvent en fonte, avec couvercle, conçue pour les cuissons lentes et mijotées. Elle diffuse la chaleur de façon homogène, idéale pour réussir une blanquette à la texture fondante.


